Nos réflexions se basent sur une étude menée auprès d’Internautes équipés de terminaux nomades (PDA et Laptops) en juillet 2003
Wi-Fi semble d'ores et déjà être très populaire
avec près de 59% de taux de notoriété auprès
des Internautes équipés de terminaux mobiles. En réalité,
moins de 1% l'auraient effectivement testé, essentiellement à Paris,
pour moitié à partir de hotspots. Cette tendance devrait
s'inverser si l'on en croit les 31% d'Internautes qui déclarent
avoir l'intention d'utiliser Wi-Fi d'ici 12 mois dont 77% sur des hotspots.
Aujourd'hui, gares et aéroports représentent les principaux
lieux de connexion au Wi-Fi (respectivement 42 % et 38% des utilisateurs
s’y sont connectés), et sont également les sites apparaissant
les plus légitimes pour les intentionnistes (respectivement 86%
et 84%).
La consultation et l’envoi d’e-mails constituera certainement
l’applicatif permettant de diffuser les usages : 90% des Wi-Fistes
actuels le pratiquent à titre personnel et professionnel. La recherche
d’informations pratiques notamment locales concernent 80% des utilisateurs
actuels et semble également être une application majeure à court
terme.
Sur le plan de la symbolique, le Wi-Fi est au croisement de deux
univers : celui de l'Internet haut débit filaire et celui des télécoms
mobiles. Néanmoins, c’est le référentiel de
l'Internet haut débit qui paraît s’imposer, au point
que les utilisateurs actuels du Wi-Fi, s'ils conviennent d'une très
bonne qualité de débit et d'une connectivité très
efficace, les posent comme un prérequis. Parmi les individus préférant
le paiement à la consommation, 75% souhaitent que le supplément
soit ajouté à leur abonnement Internet, contre 23% sur l’abonnement
téléphone mobile. Ce sont donc a priori les FAI qui bénéficient
de la plus grande légitimité à proposer et facturer
des services Wi-Fi domicile ou Hotspot. Par ailleurs 51% des intentionnistes
préfèrent l’abonnement avec paiement à la consommation,
30% la carte pré-payée et 19% l’abonnement mensuel.
De plus, la formule la plus demandée semble être la facturation
au temps de connexion (71%), même si les early-adopters - les utilisateurs
de connexions câbles et les cadres - semblent intéressés
par une facturation au volume de données (29%).
Dans un premier temps, il est très probable que les offres commerciales
Wi-Fi se heurteront à l’image de « connexion gratuite » (hotspots
communautaires), une réalité largement véhiculée
par les médias. 8% des intentionnistes refusent ainsi de payer pour
un accès hotspot. 30% des intentionnistes pensent que les connexions
seront payées par leur employeur. La coexistence de hotspots gratuits
et de hotspots payants pose donc un réel problème de structuration
du marché et de l’offre.
Pour le contourner, il conviendra probablement de proposer des offres
portant sur le développement :
