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Tangenciels et DirectPanel réalisent une grande étude sur l’avenir du WIFI

Nouvelle norme de communication ou engouement technologique sans lendemain, le WiFi fait couler beaucoup d’encre. Pour faire le point sur les attentes des consommateurs DirectPanel et Tangenciels, 2 cabinets d’études qualitatives et quantitatives spécialisés dans l'innovation et les nouveaux usages, se sont associés pour mener la plus vaste étude sur le potentiel marketing et commercial du WiFi grand public.
Réalisée au cours de l’été 2003, l’étude, qui a porté sur un panel de 1574 répondants, comportait, outre une veille documentaire, un volet qualitatif fondé sur des focus groupes et des observations d'utilisateurs actuels et un volet quantitatif fondé sur un questionnaire en ligne posé auprès d'internautes équipés de mobiles et panélisés par Direct Panel.

Une notoriété forte et un potentiel important...

Parmi le cœur de cible du WiFi (internautes équipés en terminaux mobiles ou possédant une connexion au domicile), 59% ont entendu parler du WiFi, ne serait-ce que de nom. La notoriété est encore plus élevée parmi les « intentionnistes » WiFi (70,8%).
D’après les déclarations d’intentions, on peut estimer que le nombre d’utilisateurs potentiels à deux ans du WiFi à domicile serait d'environ 2,8 millions. En ce qui concerne les utilisateurs de WiFi sur les hotspots, il est estimé à 1,1 millions à deux ans, avec cependant un taux d'équipement plus rapide sur la premi ère année.

 

… Malgré deux freins majeurs à l’adoption : le prix et la sécurité

Le prix (cité par 59% des intentionnistes) et la sécurité (citée par 52%) semblent être les principaux freins à lever pour l'utilisation massive du WiFi, aussi bien à domicile que sur les hotspots.

« Il y a peu de chances que la majorité des gens ait accès au WiFi ; le surcoût limite l’accès. »
« Dans le cadre de hotspots, la sécurité devient plus importante. Il faut une sécurisation des données sur mon terminal. »
« Au niveau professionnel la sécurité prime, et pour l ’instant ce n ’est pas terrible : n’’importe qui peut récupérer des informations. »

Le budget mensuel moyen que les intentionnistes sont prêts à consacrer au WiFi se situe entre 15 et 20 € (abonnement + consommation). Dans un premier temps, il est très probable que les offres commerciales WiFi se heurtent à l’image de « connexion gratuite » (hotspots ouverts), réalité largement véhiculée par les médias.

« Paris est balayé par des hotspots gratuits, donc je ne vois pas l’utilité de payer. »
« J’ai testé autour de chez moi, il y a trois accès gratuits et un seul de payant… pourquoi j’irai payer pour me connecter ? »

 

Un profil d’utilisateur assez technophile

Les Internautes pionniers - actuels ou futurs utilisateurs de WiFi- se caractérisent par un profil plutôt technophile, si l'on en juge par leur niveau d'équipement en terminaux mobiles, et ayant un usage assez ancien de l'Internet (44,1% depuis plus de 5 ans). De plus, ils disposent majoritairement d'un accès haut débit à Internet (73,8%). Ils sont majoritairement âgés entre 25 et 49 ans (47%), plutôt franciliens (47,3%) et effectuent des déplacements professionnels au moins une fois par mois (27,5%).

 

Les facteurs de développement

L'étude, qui s'attache particulièrement à analyser les mécanismes de diffusion des usages, met en évidence qu'aujourd'hui, la possession d'un PC portable favorise non seulement l'utilisation du WiFi comme réseau domestique d'accès Internet, mais également le partage de connexion entre voisins et, dans une moindre mesure, l'utilisation de hotspots payants.

« Je me suis équipé pour avoir la possibilité de partager ma connexion à domicile, avec mes colocataires. »
« J’ai équipé toute la maison avec du sans fil, et je communique aussi avec les voisins autour. »


Cependant, d'autres éléments pourraient favoriser l'essor de la norme WiFi en mobilité, tels que le développement d'accès dédiés à des assistants personnels, voire la mise à disposition, sur certains hotspots, de terminaux et de contenus complètement adaptés au type de lieu concerné. Ainsi, certaines enseignes sont légitimes pour proposer, en leur propre nom, des accès WiFi à partir du moment où ces derniers peuvent ajouter une valeur au service rendu.

« Le WiFi dans d’autres lieux peut être intéressant si on a un Palm Pilot : on peut voir les séances de cinéma, les itinéraires… on n’est pas obligé de télécharger les informations avant. »
« Au cinéma, on évite de faire la queue au guichet. On pourrait acheter des billets à partir de leur portail local. Ça permettrait de limiter les files d’attente. »
« Dans les centres commerciaux, on peut obtenir le plan du centre, les promotions en cours, les animations, … »

 

Hotspots : les lieux liés au transport sont plébiscités

Les lieux perçus comme les plus légitimes pour offrir un accès WiFi sont clairement liés aux transports : les gares (86%) et les aéroports (84,1%) arrivent en tête, tandis que les stations de métro arrivent en 6e position (37%). Mais l’étude montre que tous ces lieux n’ont pas la même légitimité à proposer des accès payants.

A domicile, le WiFi est considéré, semble-t-il, comme plus adapté à la mise en place d'un réseau domestique qui devrait inclure à terme des équipements audiovisuels, voire de l'électroménager.

« Il ne doit pas seulement permettre une connexion Internet, mais aussi entre les matériels, relier scanner, imprimante… ». « Mettre la TV en réseau ». « La chaîne Hi-Fi pourrait récupérer directement la musique sur le PC »
« Faire des interconnexions en réseau entre les appareils… mettre des alarmes. Par exemple : avoir un appel du frigo, s ’il tombe en panne. »


Le WiFi (domicile et hotspot) est perçu comme le mode de connexion de l’avenir pour 44% des intentionnistes, et 71% d'entre eux pensent que le WiFi est un complément aux modes de connexion de l'Internet mobile. Cependant les témoignages tendent à indiquer qu’il souffre d'une image quelque peu ambiguë de technologie transitoire, en attendant l'UMTS, voire le satellite, symbole plus marquant d'une offre d'accès haut débit universel à Internet. Il semble sur ce point que le paradoxe d'une technologie dont on ne sait pas si elle est gratuite ou payante puisse renforcer la méfiance des utilisateurs potentiels.


« C’est le même principe que le bibop… ça va durer 2 ans, puis ce sera remplacé par le satellite. »
« Le WiFi va mourir quand l ’UMTS va arriver. »