Parmi le cœur de cible du WiFi (internautes équipés
en terminaux mobiles ou possédant une connexion au domicile), 59%
ont entendu parler du WiFi, ne serait-ce que de nom. La notoriété est
encore plus élevée parmi les « intentionnistes » WiFi
(70,8%).
D’après les déclarations d’intentions, on peut
estimer que le nombre d’utilisateurs potentiels à deux ans
du WiFi à domicile serait d'environ 2,8 millions. En ce qui concerne
les utilisateurs de WiFi sur les hotspots, il est estimé à 1,1
millions à deux ans, avec cependant un taux d'équipement
plus rapide sur la premi ère année.
Le prix (cité par 59% des intentionnistes) et la sécurité (citée
par 52%) semblent être les principaux freins à lever pour
l'utilisation massive du WiFi, aussi bien à domicile que sur
les hotspots.
«
Il y a peu de chances que la majorité des gens ait accès
au WiFi ; le surcoût limite l’accès. »
«
Dans le cadre de hotspots, la sécurité devient plus importante.
Il faut une sécurisation des données sur mon terminal. »
«
Au niveau professionnel la sécurité prime, et pour l ’instant
ce n ’est pas terrible : n’’importe qui peut récupérer
des informations. »
Le budget mensuel moyen que les intentionnistes sont prêts à consacrer
au WiFi se situe entre 15 et 20 € (abonnement + consommation).
Dans un premier temps, il est très probable que les offres commerciales
WiFi se heurtent à l’image de « connexion gratuite » (hotspots
ouverts), réalité largement véhiculée par
les médias.
«
Paris est balayé par des hotspots gratuits, donc je ne vois pas
l’utilité de payer. »
«
J’ai testé autour de chez moi, il y a trois accès
gratuits et un seul de payant… pourquoi j’irai payer pour
me connecter ? »
Les Internautes pionniers - actuels ou futurs utilisateurs de WiFi- se caractérisent par un profil plutôt technophile, si l'on en juge par leur niveau d'équipement en terminaux mobiles, et ayant un usage assez ancien de l'Internet (44,1% depuis plus de 5 ans). De plus, ils disposent majoritairement d'un accès haut débit à Internet (73,8%). Ils sont majoritairement âgés entre 25 et 49 ans (47%), plutôt franciliens (47,3%) et effectuent des déplacements professionnels au moins une fois par mois (27,5%).
L'étude, qui s'attache particulièrement à analyser
les mécanismes de diffusion des usages, met en évidence
qu'aujourd'hui, la possession d'un PC portable favorise non seulement
l'utilisation du WiFi comme réseau domestique d'accès
Internet, mais également le partage de connexion entre voisins
et, dans une moindre mesure, l'utilisation de hotspots payants.
«
Je me suis équipé pour avoir la possibilité de
partager ma connexion à domicile, avec mes colocataires. »
«
J’ai équipé toute la maison avec du sans fil, et
je communique aussi avec les voisins autour. »
Cependant, d'autres éléments pourraient favoriser l'essor
de la norme WiFi en mobilité, tels que le développement
d'accès dédiés à des assistants personnels,
voire la mise à disposition, sur certains hotspots, de terminaux
et de contenus complètement adaptés au type de lieu concerné.
Ainsi, certaines enseignes sont légitimes pour proposer, en leur
propre nom, des accès WiFi à partir du moment où ces
derniers peuvent ajouter une valeur au service rendu.
«
Le WiFi dans d’autres lieux peut être intéressant
si on a un Palm Pilot : on peut voir les séances de cinéma,
les itinéraires… on n’est pas obligé de télécharger
les informations avant. »
« Au cinéma, on évite de faire la queue au guichet. On pourrait
acheter des billets à partir de leur portail local. Ça permettrait
de limiter les files d’attente. »
«
Dans les centres commerciaux, on peut obtenir le plan du centre, les promotions
en cours, les animations, … »
Les lieux perçus comme les plus légitimes pour offrir
un accès WiFi sont clairement liés aux transports : les
gares (86%) et les aéroports (84,1%) arrivent en tête,
tandis que les stations de métro arrivent en 6e position (37%).
Mais l’étude montre que tous ces lieux n’ont pas
la même légitimité à proposer des accès
payants.
A domicile, le WiFi est considéré, semble-t-il, comme
plus adapté à la mise en place d'un réseau domestique
qui devrait inclure à terme des équipements audiovisuels,
voire de l'électroménager.
«
Il ne doit pas seulement permettre une connexion Internet, mais aussi
entre les matériels, relier scanner, imprimante… ». « Mettre
la TV en réseau ». « La chaîne Hi-Fi pourrait
récupérer directement la musique sur le PC »
«
Faire des interconnexions en réseau entre les appareils… mettre
des alarmes. Par exemple : avoir un appel du frigo, s ’il tombe
en panne. »
«
C’est le même principe que le bibop… ça va
durer 2 ans, puis ce sera remplacé par le satellite. »
«
Le WiFi va mourir quand l ’UMTS
va arriver. »
